Samedi 28 juillet 2007
23 ans, je rencontre une belle jeune femme avec qui je suis aux anges…, finis les soirées pochetronade, je vis sur un
nuage.
2 mois plus tard, j'ai du être hospitalisé suite à un accident en service: 3 semaines d'hôpital, 4 orteils en moins (260 kg de
ferraille sur les orteils, ça pardonne pas, bref…),sous morphine pendant la durée d'hospitalisation (qui ne soulageait même pas) plus de 4 moins d'arrêt de travail. J'étais dans un état
psychologique pitoyable. Je n'arrivais pas accepter ce qui m'était arrivé. J'avais un soutien moral à mes côtés, mais ça l'a très vite gonflée de me ramasser à la petite cuillère à chaque fois
que mes nerfs lâchés (c'est ce que j'ai ressenti).
Je dirais juste de cette époque sentimentale que j'ai vécu (pendant 4 ans) des moments formidables, exceptionnels, en bien ou en mal
mais que je n'oublierai jamais…(merci en core).
25 ans, ressentant une gêne à la fois physique (les fameuses "douleurs fantômes", crises de sciatique, névralgies cervicales…) et
psychologique due à mon accident, je suis allé voir mon médecin.
Discussion interminable sur le fait que je n'acceptais pas ce qu'il m'était arrivé…et un petit questionnaire afin de déterminer s'il
fallait ou non me prescrire un traitement pour soulager mes douleurs, verdict: OUI et le tôt serait le mieux. La seule chose qu'il ne m'avait pas précisée, était que le traitement pour soulager
les "douleurs fantômes" (sensations très particulières d'écrasement, brûlures, fourmillements…sur des membres qui "n'existe plus") est à base d'antidépresseurs
Au début des petits effets secondaires pas bien méchants: petits vertiges, de légères nausées mais sans plus. Une fois habitué, plus de
douleurs ou très légères et qui se faisaient rares.
Le problème est que quand on est pas dans un état dépressif (et là c'était le cas), on le devient.
Plus de motivation pour faire quoi que soit. Trouble du sommeil, de la concentration (et de l'écoute), déjà pas très bavard à la base
là c'était déconnexion complète du son. Jugement altéré, donc forcément pour prendre des décisions importantes c'est pas génial quand on vit en couple. En bref tout partait en vrille autour de
moi et j'étais incapable de le voir et encore moins de le comprendre.
27 ans, il m'a fallut une rupture (malheureusement) pour qu'une étincelle de conscience surgisse dans ma tête remplie de brouillard.
Quand j'ai compris qu'elle était l'une des causes (putains de cachetons de merde) de la rupture, j'ai vite arrêté mon traitement.
Au bout d'une semaine, je commençais avoir les idées un peu plus claires, j'arrivais à répondre aux questions "existentielles", par
moment il fallait même me faire taire.
Aujourd'hui je ne renie pas mon passé (mais je ne veux pas revivre des faits similaires), j'essaie de changer des résidus de mauvaises
habitudes qui me gênent mais avec lesquels j'ai appris à vivre. Je repense de temps en temps aux années qui sont passées pendant lesquelles j'ai fait du mal autour de moi et je me suis fait du
mal.
Maintenant j'ai envie de vivre de nouvelles choses, connaître de nouvelles personnes, de nouveaux endroits…découvrir ou redécouvrir le
monde qui m'entoure profiter de la vie telle qu'elle est avec ses bons et ses mauvais moments.
Vivre tout simplement l'instant présent et savoir l'apprécier.
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