Samedi 28 juillet 2007
21 ans, 1er janvier 2001 6h00 du matin, passé à tabac par une vingtaine de gens du voyage…multiples contusions, 2 côtes défoncées, 1 de fêlée, léger traumatisme crânien (encore !!!), 1 arcade sourcilière éclatée, 1 lèvre dans le même état, un cocard superbe et 3 doigts de cassés. Ce jour-là je n'étais pas seul, nous étions une bonne dizaine au départ et je me suis retrouvé seul (merci les soit disant amis) à me faire tabasser. Après cet évènement j'ai commencé à songer à mon avenir. Doucement j'ai commencé à fréquenter de moins en moins mes"potes" ou plutôt "mes frères" comme ils aiment à le dire, mais le peu que je les voyais, il se passait des "actions d'éclat" dans des locaux associatifs, des bars, des concerts…
Mars 2001, altercation avec des militants d'extrême gauche: une nuit en garde en vue et passage au tribunal en septembre, bilan:
-       port d'arme de sixième catégorie (bombe lacrymogène): 190 euros d'amende,
-       violence en réunion: relaxé,
-       dégradation de biens privés: relaxé
-       incitation à la haine raciale: relaxé,
-       négationnisme: relaxé,
-       complot contre la nation (je sais pas où ils l'ont trouvé): relaxé,
-       et encore un chef d'inculpation que je ne dirai pas.
Entre temps, au mois de mai, je me suis fait viré du bahut 15 jours avant de pouvoir passer mon BTS, j'ai bossé dans la sécurité pour un certain parti politique jusqu'à mon jugement.
Et là j'ai pris conscience que je ne pouvais plus continué comme ça
Je me voyais soit en prison, soit …mort. Vachement restreints les possibilités d'avenir.
Après le passage au tribunal, j'ai pris une décision: "arrêter mes conneries, ne plus prendre pour des mecs qui n'en valent pas la peine, couper les ponts avec des personnes que j'appréciais énormément, rompre avec ma petite amie du moment (avec sa fille de 4 ans qui m'adorait) pour ne plus avoir de liens avec le milieu". Je dois reconnaître que ça n'a pas était trop difficile.
 
J'ai profité de cette décision pour faire rouvrir mon dossier d'engagement dans l'armée.
J'ai passé des sélections pour rentrer chez les commandos, réussies, seuls hic: une entorse du genou trop récente qui m'a fermé la porte pour les paras. Niveau de sélection retenu: supérieur, je pouvais aller n'importe où sauf chez les paras, tant pis!
 
 
22 ans, 2 avril 2002, arrivé à Besançon dans un univers nouveau, l'armée.
Affecté en compagnie de combat après mes classes, je peux m'épanouir dans quelque chose que j'aime et d'utile pour mon pays. Prêt à servir la mère patrie, je me donne à fond (un peu trop) quelques blessures bénignes: entorses, déchirures musculaires et autres broutilles.
Mais de nouvelles fréquentations, des collègues pour la plupart, et week-ends beuverie, du vendredi 14h00 jusqu'à la fermeture du bar, samedi pareil, et dimanche rebelote...avec des montée speed, mais toujours maîtrisées et sans conneries de faîtes...
Plus de "mauvaises fréquentations",  je peux enfin tirer un trait sur mon passé et avancer... 
(à suivre)
par SALE GOSSE publié dans : Life
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Samedi 28 juillet 2007
17 ans, virées nocturnes régulières dans certains quartiers pour "ratonner" avec des "gens biens". Soirées bien arrosées, bagarres presque quotidiennes, surtout au lycée: 7 conseils de discipline avec 5 renvois temporaires de 2 à 3 semaines. Passages au tribunal: "incitation à la violence", "incitation à la haine raciale", "dégradation de biens publiques", "violence en réunion", "coups et blessures pouvant entraîner la mort",…Travaux d'Intérêt Général et mise à l'épreuve.
 
18 ans, effacement de mon casier judiciaire mais un gros, très gros coup dur: le soir de mon anniversaire, ma petite amie, avec qui j'étais depuis l'âge de 14 ans, se tue en voiture et en plus de ça enceinte de 2 mois et demi (je sais c'est jeune mais c'était un "accident" et on voulait le garder, avec l'aide de ses parents, les miens fallait même pas y pensait). Un nouveau plongeon dans les ténèbres et la dépression…refoulée au plus profond de moi, et masquant mes sentiments par la violence, l'agressivité et la haine…le voilà "Le Démon" qui me hante depuis tant de temps et qui en a fait naître d'autre ! Déménagement sur Bordeaux en cours d'année scolaire. Nouvelle ville, nouvelle vie? Bien au contraire, j'ai mis moins de 2 jours pour me faire connaître dans le lycée où je venais d'arriver en provoquant …une bagarre. "C'est pas grave, il a du mal accepté le changement, c'est tout" a dit le directeur à mes profs. Et on repart dans les activités "habituelles" d'avant…
 
19 ans, je rejoins un groupuscule extrémiste très virulent. Je bois beaucoup moins, pour avoir les idées claires et de meilleurs réflexes en cas d'embrouille. Premiers tatouages: un crâne humain (rappelant les cartes de la mort utilisées par les forces spéciales au Vietnam), un symbole politique (croix celte stylisée) et un crâne de démon (mon Démon). Je vais en cours, quand j'en ai envie (de foutre le bordel surtout) et surtout quand j'ai des journées en atelier de chaudronnerie (j'adore ça), car je dois passer le BAC, il parait qu'il le faut pour pouvoir travailler (t'as raison, je gagne de la tune depuis l'âge de 16 ans et même très bien), je m'en fout royalement je veux m'engager dans l'armée…Le BAC en poche, je m'inscris en BTS de la même filière et je continue mes activités "extra scolaires", virées nocturnes, gardes à vue…
Fiché par les Renseignements Généraux…au bout de 3 ans d'activisme !!!
(à suivre)
par SALE GOSSE publié dans : Life
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Samedi 28 juillet 2007
Jean, très amoureux, sortait depuis 3 ans avec une très belle fille
appelée Alexandra, et jusqu'à présent il n'avait jamais essayé
D'avoir une relation sexuelle avec elle. Un jour, il commence à la caresser passionnément, il lui enlève tous ses vêtement, mais quand il essaya de lui faire l'amour, elle s'excusa en disant qu'elle le ferait seulement après le mariage, mais que, une fois mariés, elle irait jusqu'à faire "la brouette malgache".
Très confus après cela, Jean appela Johanne (une femme avec qui il faisait certaines escapades). Il alla a son appartement et lui demanda de faire "la brouette malgache". Johanne, effrayée, commença à crier en disant qu'elle était une femme respectable et que jamais il ne lui passerait par la tête de faire une chose pareille et lui ordonna de sortir immédiatement de chez elle, en lui disant de l'oublier pour toujours.
Encore plus confus, Jean décida d'aller dans un bordel. Il choisit une belle femme, alla dans une chambre avec elle et lui demanda si elle faisait tout. Elle répondit qu'elle faisait n'importe quoi pour de l'argent. Alors Jean lui demanda de faire "la brouette Malgache". Elle, pute de profession, répondit que malgré qu'elle soit pute et vulgaire, c'était une femme très respectable et elle commença à le frapper.
Entendant un tel chahut, le gérant ouvrit la porte d'un coup de pied et demanda : "Que se passe-t-il donc ici ?" 
Jean, plus confus que jamais, lui dit qu'il avait seulement demandé à la femme un peu de "la Brouette malgache" avec lui. En entendant ceci, le gérant s'enragea et le sortit à coup de pieds du bordel en criant qu'il n'ose plus jamais réapparaître dans le coin.
Toujours confus, Jean alla chercher Filip (un gay) pour éclaircir ses doutes. Quand il le rencontra dans son salon de coiffure, ils se saluèrent très chaleureusement, et Filip lui dit qu'il était prêt à passer la Nuit avec lui. Jean l'emmena et lui proposa aussi de faire "la brouette Malgache".
Filip ne supporta pas d'entendre cela et commença à le taper à coup de séchoir à cheveux et lui dit que c'était un pervers qu'il ne voulait plus le revoir de son vivant et il le vira.
Jean était maintenant très nerveux et devenait fou... Il alla chercher Alexandra (sa fiancée) et lui demanda de se marier tout de suite et Surtout faire "la brouette malgache". Alexandra accepta et, très euphorique, elle promit qu'elle le rendrait très heureux et qu'ils feraient "la brouette malgache" autant qu'il le souhaiterait. Ils se marièrent.... Et partirent en lune de miel. 
Jean, très inquiet, voulait interrompre le voyage pour faire cette fameuse " brouette malgache"
...Dans cette angoisse, il détourna son attention de la route, et il prit un arbre de plein fouet. Alexandra décéda.
Jean est encore en ce moment en train d'essayer de trouver ce qu'est "la brouette malgache"... Et moi aussi.
J'ai perdu mon temps à lire cette connerie d' histoire qu'on m'a envoyé. Et au final, on ne te dit pas ce qu'est cette sacré nom de dieu de "brouette malgache".
Alors comme je refuse de rester seul dans ce doute, mais surtout je refuse d'être le seul à me faire avoir, demandez autour vous...

...Si vous avez la répone laissez un commentaire,s'il vous plait !!!
par SALE GOSSE publié dans : Humour
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Jeudi 26 juillet 2007

 

Est-ce que moi aussi je vais pouvoir cracher ce que j'ai sur le cœur, comme a pu le faire Mamzell-Beetlejuice?
 
Je vais essayer de faire au mieux pour raconter mon vécu bien différent du sien, et surtout qui ne va pas plaire à beaucoup de personnes (en fait tout le monde)!
 
Issu d'une famille d'artisans, j'ai passé une partie de ma jeunesse à "la campagne", à quelque kilomètres de Pau. Mes seules occupations étaient de faire des conneries dans le jardin des parents, dans les bois à côté de chez moi, mes parents trop occupés par leurs activités professionnelles…ou bien pour mon père par sa copine la bibine...
 
À l'âge de 12 ans, au collège donc, j'ai commencé à me "rebeller" ("l'âge bête" comme le disent certaines personnes ou bien à la "recherche de son identité" comme le pensent d'autres): comme pas mal des adolescents j'ai commencé à fumé (pas bien méchant d'un côté), à boire, à toucher doucement à certains produits illicites.
 
A 13 ans, je me baladais avec une jolie crête de 10 à 15 cm de long sur le crâne (colle à bois en guise de fixateur et peinture à brebis rouge pour la couleur), jeans crados, treillis ou pantalons zippés, bretelles rouges, rangers ou para boots lacets rouges, t-shirt de groupes punks ou métal, défoncé en quasi permanence, à faire chier les gens que je croisais, la plupart du temps cherchant la merde pour en venir aux mains et j'y arrivais très bien…
 
14 ans, je me suis mis à faire de la boxe thaïlandaise en pensant que ça m'aiderait à évacuer un trop plein d'agressivité…raté, ça me rendait encore plus agressif. J'envoyais se faire foutre les profs en plein cours, euh …quand j'y allais et que je ne zonais pas en ville ou dans les bars.
Un point positif: un petit bout de demoiselle de 15ans et coup de foudre.
J'ai commençais à m'automutiler pour essayer d'éliminer un "démon" que j'arrivais pas à identifier et pour me passer les nerfs: brûlures au fer rouge, scarifications…puis des "TS" pour voir jusqu'où je pouvais aller (pendaison, cachetons avec ou sans alcool, alcools (pas ceux du commerce…), aiguilles de perfusion dans les veines, ça fait moins de marque et ça marche bien, asphyxie, défenestration (je suis tombé dans un arbre, pas de bol...),arme à feu: j'ai pas eu envie d'appuyer, trop facile !). Des séjours en "HP" (hôpital psychiatrique), en autre pour des cures de désintoxication (alcool et drogue). Ce qui chagrinait pas plus que ça mes parents.
A cette époque là, il y a eu aussi mes premiers passages au tribunal: vols, vandalisme (bombages, bris de vitrine, incendies), bagarres, résultats: jugé "irresponsable de mes actes"… et des amendes à payer.
 
15 ans, toujours les mêmes conneries avec en plus trafic d'armes, une bagarre qui m'a coûté 2 semaines de coma (traumatisme crânien dû à un coups de batte de baseball) avec des punks "old school". Au réveil, pétage de câble complet: "ah ouais c'est comme ça la vie, c'est le plus fort qui a toujours raison?", changement extrême et ultra brutal d'idée et de look: j'ai rasé ma crête (crâne à blanc), j'ai changé mes lacets (blancs), mes bretelles (blanches), plus de t-shirt "destroy" mais des polos d'une certaine marque et des t-shirt plus qu'explicites, toujours en jeans (propres) ou treillis avec des ourlets pour bien afficher mes lacets.
Plus de came pour moi, mais toujours l'alcool, 
une main droite qui se tend très facilement
fréquentations de personnes peu recommandables et des stades de foot 
(tribune Boulogne du Parc des Princes entre autre) pour y "foutre le bordel".....
(à suivre)
par SALE GOSSE publié dans : Life
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Lundi 23 juillet 2007
Certaines blessures, qu'elles soient physiques ou morales, mettent du temps (trop) pour se refermer. Il faut affronter la vie et ne pas baisser les bras (plus facile à dire qu'à faire) mais il faut aussi trouver la force d'en parler quand plus rien ne va autour de soi, les ami(e)s, les vrais, sont là pour soutenir dans les coups les plus durs. Mais il faut laisser le temps s'écouler, ne pas revenir sur le passé et avancer, lentement s'il le faut,à taton dans le noir mais il y aura toujours une main tendue pour être guidé .

bloodrose.jpg

Ich liebe dich, aber du verbietest es mir.
par SALE GOSSE publié dans : Life
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